La vie Communale

Fabiano le pizzaïolo

Tablier rouge autour de la taille, le cuisinier entame une course contre la montre à 17 h  pour répondre aux commandes directes ou par téléphone, qui s’enchaînent à l’heure de pointe. En vrai passionné, El Fabiano, de son vrain nom, Fabien Cullet ne se voit pas faire autre chose que de faire tourner la pâte et perpétrer le bon goût de l’Italie dans son petit camion aménagé. « Il n’y a pas de routine. Tous les soirs, je change de décor ».

Depuis quelques semaines, il installe son camion, jaune et rouge sur la place de l’église de Oisseau. « Je suis originaire de la région parisienne, mais je garde toujours un pied en Normandie, car c’est une belle région », précise le pizzaiolo, qui a trouvé un havre de paix à Saint-Georges-Buttavent.

Un commerçant ambulant

S’il a débuté, il y a deux ans, son activité, il a attrapé le virus du commerce il y a bien plus longtemps. Fabien a été restaurateur, puis commerçant ambulant dans une friterie avant de côtoyer un pizzaiolo. « La rencontre s’est effectuée un peu par hasard. Ce qu’il faisait me plaisait beaucoup. Ca ma donné une idée, devenir pizzaïolo comme ce monsieur. C’est un travail que ne s’improvise pas, j’ai du tout apprendre de ce métier, faire la pâte, manier la pelle ».

Et il a appris. Depuis El Fabiano sillonne les routes du Nord Mayenne et propose ses pizzas. Une trentaine en tout qui vont de 7 € à 12 €. Des clients s’interrogent aussi sur le nom El Fabiano ! Mais pourquoi ce nom ? « Je dois ce surnom à des amis Italiens de San Marino, le troisième plus petit Etat du d’Europe après le Vatican et Monaco. C’est eux qui m’ont donné cette idée de El Fabiano. Finalement, ça passe plutôt bien ".

El Fabiano enfourne ses pizzas tous les vendredis soir, entre 18 h et 20 h 30, place de l’église. « On peut passer des commandes à partir de 17 h ». Le pizzaïolo prépare pizzas ; tartiflette, carbonara, exotique, bolognaise, royale… Cuites au feu de bois. « Faites à l’ancienne et à emporter par les clients ».